Grèce : Eros contre Euro

27/09/2011

La plume au vent, n°5. L’Eros contre l’Euro ou la crise grecque à travers le « Dictionnaire amoureux de la Grèce » de Jacques Lacarrière (*).

 

Quel sera le sort de la Grèce au sein de l’Union Européenne ?

La question est posée. Devant la crise sans précédent que connaissent les Grecs, Jacques Lacarrière, l’auteur de « L’Eté grec », cet amoureux de la Grèce éternelle (qui nous a quitté en 2005) aurait sans doute plaidé leur cause. C’est ce que je voudrais faire aujourd’hui un peu en son nom. On sait que ce pays va mal : l’Etat grec est au bord de la faillite ; partout, dans le pays, les citoyens manifestent contre l’austérité qu’on veut leur imposer et qui n’est pas supportable! D’accord : les Grecs ont truqué leurs comptes, leur fiscalité est faible et fantaisiste, leur déficit public abyssal, bref, c’est le mauvais élève de l’Europe. Alors que faire ?

Faut-il exclure la Grèce de la zone euro ?

C’est la menace que brandit l’Allemagne. Je ne suis pas un aigle en économie
mais on me dit – cela semble évident – que les conséquences seraient encore plus désastreuses, aussi bien pour la Grèce que pour l’Union européenne – la seule solution, chacun le sait, c’est un gouvernement économique de la zone euro (mais aussi une politique, une vision solidaire et partagée), qui tarde à venir. Je n’insiste pas.

Aujourd’hui, la dette souveraine de la Grèce s’élève à 300 milliards d’euros. C’est colossal. Mais nous, Européens, avons-nous oublié notre dette envers les Grecs ? Ils nous ont donné : la démocratie, la philosophie, la géométrie, la tragédie, sans parler des sirènes, du sirtaki et des Jeux Olympiques ou de cet immense poète appelé Constantin Cavafy . Notre dette envers les Grecs n’est pas colossale, elle est incalculable ! Faut-il le rappeler à Madame Angela Merkel et à ces Messieurs de Bruxelles ? L’Europe sans la Grèce, c’est impossible, ce n’est pas l’Europe. Et d’ailleurs, l’Allemagne sans la Grèce, ce ne serait plus l’Allemagne : Goethe, Schiller, Hölderlin, Nietzsche, Rilke ou Heidegger (qui n’ont cessé de déchiffrer l’Allemagne à travers les mythes de la Grèce antique) doivent s’en retourner dans leur tombe…

Oublions même Orphée et Socrate, Apollon et Dyonisos, Œdipe et Périclès ! (Œdipe d’ailleurs, on s’en serait peut-être bien passé, même si, qu’on le veuille ou non, la tragédie grecque, c’est la
naissance d’une catégorie chère aux Européens : la liberté !). Passons. Dans ce « Dictionnaire »,
Lacarrière fait l’inventaire (à la fois raisonné et affectif) de ce que l’Europe doit à la Grèce : je retiendrai trois choses, juste trois, mais elles sont essentielles:

1. Pour commencer, l’Europe doit à la Grèce son nom : Europe.
C’est une belle histoire, ou plutôt : un mythe – on sait que les Grecs ont inventé les deux, l’histoire avec Hérodote, et la mythologie, avec Homère et Hésiode.

Ca commence comme ça : Europe était le nom d’une princesse phénicienne si belle que
Zeus en tomba éperdûment amoureux. Pour la séduire, il prit l’apparence d’un splendide taureau blanc : il emporta la princesse au-delà des mers jusqu’en Crète, puis il la déposa à l’ombre d’un arbre au pied duquel ils s’unirent. Plus tard, cet endroit devint une ville romaine sous le nom de Gortyne. Toujours est-il qu’aujourd’hui, quand vous vous promenez à Gortyne, en Crète, (ayant contourné les ruines d’un bel odéon romain), vous découvrez une flèche indiquant : Platanus orientalis. Un peu plus loin, sur un panneau de bois, vous pouvez lire, en grec (si vous savez lire le grec) : « C’est au pied de ce Platanus orientalis, arbre très rare et très intéressant pour la mythologie, que Zeus métamorphosé en taureau déposa la princesse Europe et s’unit à elle pour enfanter le roi Minos ».Ce fragment est signé, non pas Hésiode ou Pindare (comme on pourrait s’y attendre) mais :    « Le Service Forestier de Crète », auquel on ne saurait être trop reconnaissant.

A ce propos, qu’est-ce qu’un : Platanus orientalis ? Et bien, c’est un platane à feuilles persistantes. Pourquoi, me demanderez-vous, est-ce l’unique platane à feuilles persistantes ? Mais précisément parce que son lointain ancêtre, ayant ombragé les amours de Zeus et d’Europe, le dieu reconnaissant lui accorda le don de conserver perpétuellement son feuillage. Le roi Minos serait donc – je crains que les gens de Bruxelles l’ignorent – l’ancêtre des Européens : plus tard, son épouse Pasiphaé engendra Phèdre, ce qui nous vaudra quelques beaux vers raciniens, et aussi le Minotaure, mais ceci est une autre histoire… En tous cas, l’Europe porte le nom d’une princesse devenue grecque par amour, il est bon de s’en souvenir.

2. On doit, précisément, à la Grèce, une certaine idée de l’amour. Et même trois idées (en une). Eros : l’amour sensuel. Philia : l’amitié, l’amour entre égaux. Mais surtout agapé : l’amour offrande, le don de soi, « l’amour qui accueille et reçoit « , dit Lacarrière. Chez les premiers chrétiens, il désigne aussi bien l’amour des hommes envers Dieu que l’amour de Dieu envers les hommes. Platon en fera l’envers du Désir, la face cachée de l’Eros, celle qui tend à la purification des passions, qui devient émoi pur et touche à l’essence. On retrouve, dans la langue française, l’agapé (devenu au pluriel agapes) pour désigner le repas pris en commun par les fidèles. Les agapes, c’est le banquet, le plaisir d’être ensemble, l’échange et le don ; c’est quand la passion devient promesse, et l’union communion. Il serait temps que l’union dite européenne s’inspire un peu de ce concept.

L’Eros ou l’Euro ?…L’Europe, n’en déplaise aux Anglais, ce n’est pas qu’un marché commun, ce n’est pas que du business. « I want my money back », (« Je veux récupérer mon argent »), hurlait Mme Thatcher, ce qui peinait beaucoup Jacques Delors. On peut (grâce aux Grecs) avoir une autre idée de l’union, une autre idée de l’Europe.

3. Enfin, l’Europe doit à la Grèce : les humanités. Vous savez, faire ses humanités, c’est (ou plutôt: c’était) étudier des langues qui ne servent à rien, des langues mortes, des auteurs sans aucun intérêt : Homère, Sophocle, Platon, Cicéron, Plutarque, Virgile. Ben oui, quoi, le grec et le latin, ça sert à quoi à l’époque d’Internet?

Vous pourriez aussi m’objecter que : on peut être à la fois un hélléniste distingué et un ennemi acharné de la démocratie, voire un collaborateur pronazi fanatique ! Comme Robert Brasillach, par exemple, célébrant l’ « humanité » des poètes grecs, et capable en même temps de publier des articles criminels, abjects, contre les juifs.

Et bien, répond Lacarrière, justement : la Grèce est une école de liberté parce qu’elle nous laisse le choix. D’un côté, il y a Sparte, la cité guerrière. De l’autre,Athènes, la ville où fleurissent les arts et les lettres (et l’idée de la démocratie). D’un côté, « l’Iliade », le poème de la force, de la mort et du sang, de l’autrre, « l’Odyssée », le poème du voyage, du merveilleux, de l’amour, de l’initiation. Quel héros préférez-vous ? Ulysse, le marin éternel, le vainqueur des monstres et l’amant des Néréides, ou bien Achille, le guerrier arrogant et cruel ? Oui, la Grèce nous offre le choix : le monde magique d’Eole et des sirènes ou bien celui, brutal et ruineux, des Achéens, des corps traînés sur le rivage, des femmes violées ou captives, offertes au vainqueur. Et cela, ça s’apprend, tout petit, dans des livres, nous dit Jacques Lacarrière (qui se souvient de son enfance sous l’Occupation).

Messieurs les Européens, mettez la Grèce sous contrôle, imposez-lui une fiscalité raisonnable, luttez contre la corruption et les prébendes, oui ! mais ne punissez pas son peuple ! n’expulsez pas la Grèce de l’Europe ! souvenez-vous que nous aussi, les Européens, nous avons une grosse dette envers ce  pays.

 

(*) Cette chronique a été lue dans l’émission « Pas la peine de crier » animée par Marie Richeux, le 27 septembre, sur France-Culture. Le « Dictionnaire amoureux de la Grèce » de Jacques Lacarrière est publié aux Editions Plon.

La plume au vent, n°5. L’Eros contre l’Euro ou la crise grecque à travers le « Dictionnaire amoureux de la Grèce » de Jacques Lacarrière (*)

Greece – EROS VS EURO

EROS VS EURO or the Greek crisis seen through  ‘Le Dictionnaire amoureux de la Grèce’

 by Jacques Lacarrière (*)

Which place will Greece occupy within the European Union?

That is the question. Jacques Lacarrière – author of ‘L’été grec’ [The Greek Summer] and forever in love with Greece and passionate about it- would probably have pleaded for this country which is facing an unprecedented crisis at the moment. This is my intention, today, on his behalf. We all know the country is in jeopardy: the Greek government is facing bankruptcy, everywhere the citizens are demonstrating against the tough and intolerable measures that are imposed onto them. Ok, the Greeks have forged their accounts, they have  a low and fanciful tax system, a bottomless public deficit. In other words they are the bad pupil in Europe. So…  what can be done?

Should Greece be excluded from the Euro zone?

This is what Germany is threatening to do. I’m not an ace in economics but I am told – and it seems obvious – that the consequences would be much worse for Europe as well as for Greece – the only solution, and everyone knows it, is a common economic policy of the euro zone (as well as a political vision, interdependent and caring) which should have been there long ago, not to press the point.

Today, the Greeks owe a towering 300 billion euros. It is colossal. However, have European people forgotten about what they owe Greece? They have given us Democracy, Philosophy, Geometry, Tragedy, not to mention the Mermaids, the Sirtaki, the Olympic Games, or this wonderful poet Constantin Cavafy . Our debt to Greece is not huge, it is endless ! Do we have to remind Angela Merkel and the European technocrats from Brussels about it? Europe, without Greece, would not be Europe, it’s impossible . Just like Germany without Greece would not be Germany: Goethe, Schiller, Hölderlin, Nietzsche, Rilke or Heidegger (who never stopped to study  Germany through the myths of ancient Greece) must be turning in their graves…

Let’s forget about Orpheus and Socrates, Apollo and Dionysus, Œdipus and Pericles! (Œdipus, we could have done without, even if, whether we want to or not, Greek tragedy is at the origin of Freedom, dear to the European heart.) Let us forget about it. In this  dictionary,  Lacarrière makes an inventory (logical as well as emotional) of what Europe owes to Greece.  I shall underline three things, only three, but they are essential:

1. To begin with, Europe owes Greece its name: Europe.

It is a beautiful story, or rather a myth – as the Greeks invented both, history with Herodotus, and mythology with Homer and Hesiodes.

It begins like this: Europe was the name of a Phoenician princess so beautiful that Zeus fell madly in love with her. To seduce her, he took the appearance of a magnificent white bull: he took the princess beyond seas to Crete, then laid her down in the shade of a tree at feet of which they united Later on, this place became a Roman city known as Gortyne. Today however, if you go to Gortyne  in Crete, and take a walk, (having by-passed the ruins of a beautiful Roman odeon), you will see an arrow indicating Platanus Orientalis. A little further, you can read on a wooden panel, in Greek (if you can read Greek):  “At the feet of this Platanus Orientalis, a very rare and very interesting tree for Greek mythology, Zeus, having taken the appearance of a bull, laid down princess Europe and united with her to give birth to king Minos .“ This fragment is signed not Hesiodes or Pindare (as we could expect) but:  » The Forest Trust of Crete « , to whom we can be nothing else than grateful.

Indeed, what is a Platanus Orientalis? In fact, it is an evergreen maple tree. Why, will you ask me, is it the unique evergreen maple? That’s because its distant ancestor, having shaded the mating of Zeus and Europe, was granted by the grateful God the gift to keep its foliage forever.  King Minus would thus be – I am afraid the technocrats from Brussels don’t know about it – the ancestor of the Europeans Later, his wife Persephone gave birth to Phaedra, origin of some beautiful racinian [from Racine] verses, and also the Minotaur, but that’s another story… In any case, Europe carries the name of a princess who became Greek in the name of love…  a fact that is well worth remembering.

 

2. We owe to Greece a certain idea of love. Or rather three ideas (in one.) Eros: the sensual love; Philia: the friendship, the love between equals;  but especially Agape: love itself, the self-sacrifice,  » The love which gives and takes « , says Lacarrière. For the first Christians, it indicates the love of men for God as well as God’s love for men. Plato will describe it as the hidden face of Desire, the dark side of Eros, the one who aims at the purification of passions, becomes pure emotion and touches the essence of things. In French, we say ‘agapé’ (plural: ‘agapes’) to indicate the meal shared by the believers.  It is like a banquet, the pleasure of being together, the exchange and the gift. It is when passion becomes a promise, and unity becomes communion. Isn’t it about time for the so-called European Union to get inspired by this concept?

Eros or the Euro?  Europe, displeases the  British,  is not only a common market, nor limited to business transactions .«I want my money back!», shouted Mrs Thatcher, to the displeasure of Jacques Delors. We can -thanks to the Greeks- have a different idea of unity, a different idea of Europe.

3. Finally, Europe owes to Greece the humanities. You have heard of ‘do one’s humanities’, ie  or rather: it WAS-  to study languages  which are of no use like dead languages, authors without any interest such as Homer, Sophocles, Plato, Cicero, Plutarch, and Virgil. Well, yes, what the use of Greek and Latin when we have Internet?

You could also reply  that we can be at the same time a distinguished Hellenist and a relentless enemy of the democracy, and even a fanatical pro Nazi collaborator just like Robert Brasillach, for example, when he celebrated the « humanity » of the Greek poets, and was capable of publishing at the same time, criminal and despicable articles, against the Jews.

Well, answers Lacarrière, this is it: Greece is a school of freedom because it leaves us the choice. On one side, there is Sparta, the warrior city. On the other, there is Athens, the city where the arts (and the idea of the democracy) bloom.   On one side,  » Iliad « , the poem of strength, death and blood. On the other, “The Odyssey” the poem of travels, fantasia, love and initiation. Which hero do you prefer? Ulysses, the eternal seaman, master of the monsters and lover of the Nereides,  or Achilles, the arrogant and cruel warrior? Indeed, Greece gives us a choice between the magical world of Eoles and the mermaids, or the brutal world of the Achaeans, with corpses dragged on the shore, their violated or captured women given as prices to the winners. And all this, Jacques Lacarrière tells us –he who remembers his childhood at the time Europe was occupied- you can learn, from an early age, from books.

You Europeans, put Greece under control, impose a reasonable tax system, fight against corruption and emoluments, yes! But do not punish its people! Do not expel Greece from Europe! Remember that too, European people,  we have a big debt to this small country.

 

Texte traduit par Marie Cécile STREET.

This chronicle was read in the radio program entitled « Pas la peine de crier »[No need to shout] run by  Marie Richeux on September 27, 2011 on  France-Culture. «Le Dictionnaire amoureux de la Grèce » by Jacques Lacarrière is published by Plon.

Test : C’est qui ?

Ségolène ROYAL rencontre en secret Nicolas SARKOZY.
Elle lui demande :
- « Monsieur le Président, vous m’impressionnez,
vous êtes toujours entouré de gens intelligents, comment faites-vous ? »
- Nicolas lui répond :
« C’est très simple. Je les tiens constamment en alerte…..
Je leur fais passer régulièrement des petits tests, pour être bien sûr que leur intelligence reste vive. »
Ségolène est stupéfaite :
« Ah oui ? Comment faites-vous cela ? »
Le Président s’empare du téléphone.
Il dit à Ségolène :
– « C’est très simple, je vais appeler Xavier Bertrand ».
-  » Bonjour Xavier !  »
- Bonjour Monsieur le Président !
- Xavier, j’ai un petit test d’intelligence pour toi :
« C’est l’enfant de ta mère et de ton père, mais ce n’est ni ton frère, ni ta soeur. Qui est-ce ? »
Xavier répond :
- « C’est moi ! »
Nicolas lui dit :
- « Bravo, c’est juste ! Merci Xavier, à la prochaine. »
Nicolas raccroche.
Ségolène est impressionnée.
De retour à son domicile, elle décide de mettre en pratique la technique de Nicolas.
Elle téléphone à Martine AUBRY :
- « Bonjour Martine, c’est Ségolène ! J’ai un petit test d’intelligence pour toi »
Martine :
- « O.K. Vas-y ».
Ségolène :
- « C’est l’enfant de ton père et de ta mère, mais ce n’est ni ton frère, ni ta soeur. Qui est-ce ? »
Martine :
- « Oh! Attends un petit peu. Je n’étais pas préparée à cette question. Je note. Laisse-moi quelques minutes pour réfléchir. Je te rappelle. D’accord ?
Ségolène :
- « Pas de problème! »
Martine s’empresse alors d’appeler Dominique Strauss-Kahn :
« Bonjour Dominique, c’est Martine.
Je ne sais pas ce qui lui prend, mais Ségolène vient de me faire passer un test. Veux-tu bien m’aider ? »
DSK :
- « Pas de problème, énonce-moi la question. »
Martine :
« C’est l’enfant de ton père et de ta mère, mais ce n’est ni ton frère, ni ta soeur. Qui est-ce ? »
DSK :
- « C’est moi »
Martine :
- Ah ! Ok, merci Dominique ! »
Martine s’empresse de rappeler Ségolène :
Martine :
- « Ségolène, tu peux me reposer ton énigme ? »
Ségolène :
- « Ok. C’est l’enfant de ton père et de ta mère, mais ce n’est ni ton frère, ni ta soeur. Qui est-ce ? »
Martine :
- « C’est Dominique STRAUSS KAHN ! »
Ségolène :
- « Perdu ! C’est Xavier Bertrand ! »

La guenon, le porc et l’oie blanche ou la boniche, le pervers et la pigiste .

Maître Domi SK dans sa suite perché
Tenait dans sa main un faux manche.
Nafitassou, servante au trouble passé
Nettoyait le parquet en blouse blanche.
- «Bien le bonjour madame Diallo,
Que votre peau est noire,
Que votre corps est beau…
Si votre ramage se rapporte à votre corsage,
Vous seriez un délice comme hôte de mes doigts…»
Elle voit là l’ occasion d’ augmenter son pécule
Pour le cas où le sieur passerait sous son pull…
- «Je pourrais faire beaucoup pour booster ta carrière,
Pourvu que tu me donnes les plaisirs du derrière…»
A ces mots la soubrette ne se sent plus de joie,
Elle ouvre un large bec pour avaler sa proie.
Mais il la prit soudain en sept minutes chrono
Et dans sa frénésie lui lacera le dos.
Membre du FMI en séance plénière
Il la tritura fort, tant devant que derrière…
Brandissant sa fierté ramollie par l’ effort,
Le bonhomme s’écria :
                         - «Je t’ ai contentée fort !»
- «…Point du tout gros cochon vous m’ avez bien violée !
Vos bourses sont vidées je vais vous faire payer !»
L’affaire étant réglée elle se couvrit le cul
En jurant bien clairement qu’on ne l’ y prendrait plus.
Tutoyant brusquement cette bête inhumaine,
Elle crachat au visage de l’ infâme sa haine…
- «Si tu n’ as pas le sou tu n’ as qu’ à voir Sinclair,
Maintenant dans ton jeu je commence à voir clair…»
- «Tu peux toujours attendre tu n’ auras pas un rond
Même si dans ma faiblesse je t’ ai faîte marron !»
La soubrette est en pleurs, appelle son compagnon
Pour lui dire tout le mal qu’elle pense de ce mitron.
- «Ce porc m’ a violée à l’ insu du plein gré,
Je sais qu’ il est très riche, il va devoir banquer !
Il a bien craché blanc il pourra cracher jaune,
Et s’ il ne le veut point tombera de son trône»
 - «Nafissatou, dis-moi, me tiens-tu pour idiot ?
Une simple giclée te vaudrait un magot ?                                                                           Crois-tu que quelques traces maculant la moquette
Feront de moi, pour tous, un fou de la quéquette ?
Mes bourses sont à plat mais mes ressources grandes,
Et ce n’ est pas ma faute si tout le temps je bande…»
- «Je sais que tu es riche, tu vas cracher pépère !
Jusqu’ à ton dernier sou, pour mon si beau derrière…»
- «Il n’ en est point question ! perdrais-tu la raison ?
Avec de tels propos tu risques la prison !
Mes riches avocats défendront bien mes droits,
Tu auras finalement la justice contre toi…
Nafitassou, ma sœur, pour être circonspect
J’ aurais dû mettre du beurre sur mon saucisson sec…
Quant à t’ avoir violée, j’ invoquerai le trou noir,
Comme l’ ancien Président, je perd la mémoire…»
A ce moment précis la Banon se déclare,
la justice lui répond : «madame, il est bien tard !»
- «Il a voulu, ce porc, me jeter au plumard
M’ embrasser, me violer, me percer de son dard !
Et vous dîtes à présent qu’ il y a prescription ?
Alors que cette affaire me presse le citron !
Mais quel est ce pays qui étouffe les peines,
Mes souffrances, mes suppliques iraient donc à la benne ?»
Ce pays est celui de Jean de la Fontaine,
C’ était un homme à fables, moraliste des peines.
Ces vers prémonitoires concluent bien cette affaire,
Que les dames en question recouvrent leurs derrières…
«Selon que vous serez puissant ou misérable
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir(e)»
(«les animaux malades de la peste et autres fables»)

UN GRAND FRANCAIS : D.S.K. Socialiste, niqueur, partouzeur, profiteur, donneur de leçons, ex D.G. du FMI, ex non Président de la R.F., ex taulard, etc…

DSK est rentré en France, souriant mais silencieux (titre Libération)

Le journal bien nommé Libération a annoncé le retour en France du couple DSK.  Ils ont pu regagner eh oui, leur appartement de la place des Vosges….  << C’est en 2007 que les Strauss-Kahn ont fait l’acquisition, au coeur du quartier parisien du Marais, d’un appartement de près de 250 mètres carrés avec mezzanine. Ce logement, situé au premier étage d’un immeuble historique de la place des Vosges, offre de beaux volumes, dont un salon de plus de 4 mètres de hauteur sous plafond. A l’arrière, les fenêtres donnent sur un élégant jardin à la française, à l’abri des regards. L’appartement, acheté près de 4 millions d’euros, a bénéficié d’importants travaux, sous la conduite d’un décorateur réputé. Aujourd’hui, il vaut beaucoup plus que son prix d’achat, le mètre carré dans ce secteur huppé se négociant entre 20 000 et 25 000 euros. DSK et Anne Sinclair disposent également d’une place de parking, un avantage très recherché dans le quartier.>>(L’Express 22/02/2011).
On se frotte les yeux, mais on ne se bouche pas les oreilles pour autant.C’est a un grand moment de lucidité auquel Tirésias vous invite. Un tel individu outre les autres casseroles qu’il se traine, se permet de faire la leçon a un malheureux ancien ministre pris en flagrant délit d’avoir osé mettre les doigts dans la confiture, tout cela pour se loger, lui, sa femme et leurs huit enfants.
Et dire que ce monsieur espérait bénéficier d’un logement de fonction au 55 rue du Faubourg Saint Honoré – 75008 Paris.

http://www.youtube.com/watch?v=E0uzV6nfkr8