La guenon, le porc et l’oie blanche ou la boniche, le pervers et la pigiste .

Maître Domi SK dans sa suite perché
Tenait dans sa main un faux manche.
Nafitassou, servante au trouble passé
Nettoyait le parquet en blouse blanche.
- «Bien le bonjour madame Diallo,
Que votre peau est noire,
Que votre corps est beau…
Si votre ramage se rapporte à votre corsage,
Vous seriez un délice comme hôte de mes doigts…»
Elle voit là l’ occasion d’ augmenter son pécule
Pour le cas où le sieur passerait sous son pull…
- «Je pourrais faire beaucoup pour booster ta carrière,
Pourvu que tu me donnes les plaisirs du derrière…»
A ces mots la soubrette ne se sent plus de joie,
Elle ouvre un large bec pour avaler sa proie.
Mais il la prit soudain en sept minutes chrono
Et dans sa frénésie lui lacera le dos.
Membre du FMI en séance plénière
Il la tritura fort, tant devant que derrière…
Brandissant sa fierté ramollie par l’ effort,
Le bonhomme s’écria :
                         - «Je t’ ai contentée fort !»
- «…Point du tout gros cochon vous m’ avez bien violée !
Vos bourses sont vidées je vais vous faire payer !»
L’affaire étant réglée elle se couvrit le cul
En jurant bien clairement qu’on ne l’ y prendrait plus.
Tutoyant brusquement cette bête inhumaine,
Elle crachat au visage de l’ infâme sa haine…
- «Si tu n’ as pas le sou tu n’ as qu’ à voir Sinclair,
Maintenant dans ton jeu je commence à voir clair…»
- «Tu peux toujours attendre tu n’ auras pas un rond
Même si dans ma faiblesse je t’ ai faîte marron !»
La soubrette est en pleurs, appelle son compagnon
Pour lui dire tout le mal qu’elle pense de ce mitron.
- «Ce porc m’ a violée à l’ insu du plein gré,
Je sais qu’ il est très riche, il va devoir banquer !
Il a bien craché blanc il pourra cracher jaune,
Et s’ il ne le veut point tombera de son trône»
 - «Nafissatou, dis-moi, me tiens-tu pour idiot ?
Une simple giclée te vaudrait un magot ?                                                                           Crois-tu que quelques traces maculant la moquette
Feront de moi, pour tous, un fou de la quéquette ?
Mes bourses sont à plat mais mes ressources grandes,
Et ce n’ est pas ma faute si tout le temps je bande…»
- «Je sais que tu es riche, tu vas cracher pépère !
Jusqu’ à ton dernier sou, pour mon si beau derrière…»
- «Il n’ en est point question ! perdrais-tu la raison ?
Avec de tels propos tu risques la prison !
Mes riches avocats défendront bien mes droits,
Tu auras finalement la justice contre toi…
Nafitassou, ma sœur, pour être circonspect
J’ aurais dû mettre du beurre sur mon saucisson sec…
Quant à t’ avoir violée, j’ invoquerai le trou noir,
Comme l’ ancien Président, je perd la mémoire…»
A ce moment précis la Banon se déclare,
la justice lui répond : «madame, il est bien tard !»
- «Il a voulu, ce porc, me jeter au plumard
M’ embrasser, me violer, me percer de son dard !
Et vous dîtes à présent qu’ il y a prescription ?
Alors que cette affaire me presse le citron !
Mais quel est ce pays qui étouffe les peines,
Mes souffrances, mes suppliques iraient donc à la benne ?»
Ce pays est celui de Jean de la Fontaine,
C’ était un homme à fables, moraliste des peines.
Ces vers prémonitoires concluent bien cette affaire,
Que les dames en question recouvrent leurs derrières…
«Selon que vous serez puissant ou misérable
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir(e)»
(«les animaux malades de la peste et autres fables»)

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