Demain on rase gratis

Demain on rase gratis, après demain on marche sur la tête et après… Inch Allah !

J’ai fait ce rêve, ou était-ce un cauchemar, je m’endormais devin grec, sûr de son infaillibilité, et je me réveillais ressortissant gaulois, tel un Druide, tout de blanc vêtu, mais parce que j’avais été roulé dans la farine.

Que s’était-il passé ? Par un jeu d’écritures et une arithmétique affolés, les citoyens de mon nouveau pays, la Gaule, avaient écouté la harangue d’un démagogue batave, leur promettant des lendemains qui chantent.                                                                   Pourtant ce vieux peuple aurait dû être prémuni, 14 ans sous la férule d’un aventurier florentin, hiérarque menteur arrivé au sommet à l’usure, suivies par 12 années inutiles avec un technocrate arriviste, ganache impuissante auxquels il avait lié successivement son destin. Pire encore dans son aveuglement, il leur conservait une admiration béate et incompréhensible.

Le programme du batave et celui de ses comparses était alléchant :                           Donner un avenir aux jeunes en leur créant des emplois, un chiffre de 300.000 était annoncé, mais quels emplois et pour quel avenir et avec quelle formation et a quel prix ?   Compte tenu de la totale dévalorisation de leurs  diplômes ces jeunes étaient les premiers floués, d’autres mieux armés venant des pays dits « barbares » prenaient leur place et peu importe que le coût de cette promesse fût astronomique, c’était une fois de plus a grand renfort d’annonce jouer un tour de passe-passe à 4 milliards d’euros annuels payés en pure perte par …le contribuable.

Recruter de nouveaux fonctionnaires, dans les services administratifs, gardiens de musées, employés des postes professions de la magistrature, fonctionnaires des échelons communaux, départementaux, de conseils généraux, régionaux, fonctionnaires de l’état, fonctionnaires européens sans oublier de mentionner ceux du Mammouth, (leur gigantesque académie).                                                                                                    Quel nombre seront-ils quand on connaît la propension de ces  politiciens à acheter la tranquillité sociale par l’improductivité et à quel prix ,10 milliards, 12 milliards, 15 milliards d’euros annuels, on vous en met combien. Il était à cet égard édifiant lors des débats de l’aréopage socialiste de constater à quel point leur discours ne s’adressait qu’a leurs affidés. (pour ceux qui n’ont pas compris fonctionnaires et agents du service soit disant public ou ce qu’il en reste), et rien pour le secteur concurrentiel , non protégé.

« Créer un parcours d’autonomie pour les jeunes, » quelle belle sentence et comme cela est bien emballé, ce n’est rien d’autre qu’un dirigisme que ces mêmes jeunes rejettent. Bien sûr ils vont se précipiter dans les campagnes désertes et se hasarder dans des cités qui n’en portent que le nom, bien sûr que les petits  entrepreneurs déjà matraqués vont certainement accepter de payer « correctement » des stages de bons a rien, bien sûr l’Université et les grandes écoles « développeront de meilleures synergies » mais compte tenu de l’abaissement des niveaux de l’éducation primaire et secondaire pourront elles réellement  rivaliser avec les enseignements dispensés par plus intelligents que les gaulois … si cela peut exister, comme les intellectuels « engagés » osent le matraquer et s’évertuent a le faire gober quotidiennement.

Tout ceci n’est qu’un beau catalogue de belles intentions, financées par une nième allocation qui tirera un peu plus vers le bas ceux qui rêveraient de sortir par le haut de leur condition initiale. Son coût est  chiffré à 40 milliards d’euros sur 5 ans soit 8 milliards par an payé en pure perte par…le contribuable.

Et au fait la retraite : a 55 – 60 ans ? En 2480 après Socrate ( 2010 après J.C.)  on parlait de 20 milliards annuels d’économie en l’établissant à 65 ans.                                                 Mais ce peuple de grands travailleurs, pour ne pas écrire de génies qui a inventé la semaine de 35 heures quand ce n’est pas le mois de la même durée ne pourra pas souhaiter autre chose que d’ y revenir, la voix des sirènes est toujours mélodieuse,  la facilité et la paresse sont aussi la voix de la démagogie, et celle là a combien l’estimez –vous ?  Facile : 20 milliards annuels. Et qui va payer…le même imbécile, …le contribuable.

Et l’on pourrait continuer;  ainsi du plafonnement des salaires des caciques ce qui aboutira a leur exil a moins de les voir préférer boire la cigüe, comme de la création d’une banque publique d’investissement, elle se financera avec quelles drachmes puisqu’il n’y en a plus et au profit de qui ?  En ayant recours a l’emprunt forcé ou en utilisant une monnaie de singe , une drachme  dévaluée par exemple, comme la drachme grecque !     Que dire de la construction a tout va d’habitations sociales sans même s’intéresser au parc immense d’admirables logements anciens qui se délitent faute d’un financement équitable,alors que simultanément Gribouille prévoit un nouvel encadrement des loyers, meilleur moyen en cassant le thermomètre de ne pas voir la température.                             Et pour clore le tout, que penser de la sortie du nucléaire ?  elle accentuera simplement la dépendance aux autres sources d’approvisionnement !                                                         Quel malheur que le vin ne soit plus le combustible de ce peuple, nous les Grecs, nous leur avions pourtant apporté la vigne.                                                                                    Et qui va donc payer ? ….Le contribuable ? Non, tous les Gaulois !

Que ce pays doit être riche, au point qu’il puisse se permettre de telles dépenses. Et saviez vous que les allogènes de contrées reculées bénéficient d’avantages dont les autochtones ne jouissent guère, la liste en est longue. C’est un très généreux dispositif dont le budget était a l’origine en 2468 après Socrate ( 1998 après J.C.) de 47 millions d’euros par an et qui s’élève désormais a 670 millions d’euros par an soit en moyenne 3350 euros offerts par ceux qui travaillent a ceux qui profitent, et là qui paye encore et toujours…le contribuable.

N’étant en rien mathématicien, mais tout bonnement un devin non voyant, ce rêve tournait au cauchemar quand …le contribuable, horrible terme qui n’a pas sa racine héllénique, finissait par comprendre qu’a remplir un tonneau sans fond, il était devenu un nouveau Sisyphe, héros absurde, d’un état insensé, l’obligeant à financer des projets ineptes aux résultats dramatiques.

Et si Sisyphe aussi cessait sa sinécure, en un mot s’il faisait la grève ?

Oui vous comprendrez que je faisais un rêve,mais ce n’était qu’un rêve,  les Gaulois n’existent plus, les Grecs ont disparu et Rome n’est plus dans Rome.

 

 

2 réflexions au sujet de « Demain on rase gratis »

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