La Primaire Socialiste : Opera bouffe.

Quel dommage que  » La délivrance de Carla » ne fût pas à l’affiche ce dimanche 16 octobre, cela aurait évité au bon peuple de se voir infliger a la place d’une création attendue une soirée supplémentaire de karaoké .

Franchement quel ennui, tout était écrit à l’avance, pour peu que l’on fût a peu près dans le ton, on connaissait la musique et le refrain,  » tous avec  François, la farce tranquille  » vieille reprise d’une excellente bouffonnerie datant de 1981.

Malheureusement ce spectacle a frisé l’ennui le plus total, la partition étant nulle les solistes ont eu beau faire, même les aficionados et autres bénis oui oui baillaient.  Dieu sait que depuis notre loge, malgré toute notre bonne volonté a accepter d’endurer un bide, les inconditionnels malgré leur partialité ne pouvaient faire autrement que  reconnaitre que c’était  là …un four.

Dans le rôle de l’héroïne, celui de la Grande Vizire… qui veut devenir tralala… etc… Martine s’en est assez bien tirée, assez vigoureusement (femme) battue, elle a assumé avec panache, malgré le tragique de sa situation un appel a l’union, et au rassemblement,  sa voix forte et assurée aurait laissé présager que le rôle titre de  cet opéra bouffe « La Primaire Socialiste » aurait dû lui revenir.

Ségolène, en second rôle n’a pas réussi a nous arracher la moindre émotion, et c’est dommage car si  ses larmes  sur son beau visage retravaillé avaient en leur temps pu  nous émouvoir, cette fois ci sa rigidité et son amertume trahissaient  les limites de ses précédents succès, la primadonna avait vieilli et son art flanchait. Il est temps qu’elle se retire de la scène, Pont aux Dames n’est plus bien loin.

Que dire des comparses, Manuel  a su interpréter son rôle de faire valoir en le jouant correctement,  mais il faut surtout retenir le culot, la mauvaise foi et en même temps le talent, le tout lié a une indéniable prestance du bel Arnaud, artiste prometteur a suivre dans la carrière de futur Maitre chanteur.

Le tragique a été atteint quand François, le rôle titre, nous a délivré  son grand air. En l’occurrence ce fût un lamentabile lamento laborioso, long et lancinant, loin des envolées lyriques et des emballements que l’on peur espérer d’un leader. La somnolence a d’abord gagné un public pourtant acquis, ce fût ensuite un total désintérêt, l’artiste ayant beau s’époumoner plus personne ne l’écoutait, les huées ont pu être évitées par l’évacuation des lieux.

Seul le choeur, mal réparti et non dirigé a néanmoins réussi a faire illusion en reprenant les grands airs  » Revenez O Mânes de François  » et  » Tous, tous derrière le Père François », le naufrage était patent, est épatant .

A l’applaudimètre , quel succès, 56, et des brouettes % de rappels  contre 43 et peanuts, a défaut d’avoir trouvé un contre-ténor susceptible de faire oublier le « Divo » en titre, la claque a malencontreusement distingué une casserole  en attendant, juste retour des choses, de s’en prendre une .

 

4 réflexions au sujet de « La Primaire Socialiste : Opera bouffe. »

  1. Merci pour les Ringards, ils sortaient tous des bureaux de vote. Sans doute n’ont ils pas eu votre chance de se goberger pour fêter une victoire qui n’intéresse si l’on prend les chiffres réels moins de 4% du corps électoral.

  2. Merci Tiresias pour cette réécriture tragi-comique du débat.
    Il est triste de voir à quel point je ne comprend rien à la politique (et qui ne m’intéresse pas du tout d’ailleurs) et de penser que j’arrive a rire de la situation désastreuse que présente notre pays aujourd’hui !
    Continue à écrire, nous voulons tous des anecdotes !
    Bien à vous…

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