EN RIRE OU EN PLEURER ?

Chers amis de France, alors la, vous y allez très fort, vous commencez un nouveau scenario, dans la Pagnolade ou les Atrides, faites votre choix, il est vrai que vous êtes coutumier pour écrire l’Histoire, et donner de belles leçons de moralité, François 1er, vous y avait habitué, normal, son successeur se conforme a son exemple.
Votre première « Première Concubine », qui a évincé la vieille concubine de l’actuel monarque, celle qui portait un nom prédestiné aux plus hautes charges a réussi en un tweet a fédérer votre opposition.
Du Bleu Marine a l’Union des Médiocres Politichiens tous vont entonner la même partition : “Caesar Uxorem sit super suspicio ”. (La femme de César se doit d’être au dessus de tout soupçon)
Juste par un petit tweet, c’est ainsi que l’on siffle son chien (ou sa chienne), celle de garde a l’Elysée a montré ses crocs, a croire qu’un larbin peu expérimenté tenait la laisse.
C’est une tempête médiatique dans un verre d’eau saumâtre qui va faire les choux gras de votre presse, a la botte ou non du pouvoir. Le normal cela finissait par ennuyer, on va vous servir,il sera toutefois plus judicieux de lire les journaux étrangers ou les blogs indépendants pour savoir ce qui se dit hors de votre hexagone.
Le fait que la quasi femme du César Normal doit normalement fermer sa gueule dans un contexte politique d’autant plus tendu qu’une élection primordiale se joue d’ici quatre jours, votre première baveuse de France entonne, sans qu’on le lui demande le grand air de sa liberté (la sienne, celle de sa confrérie, celle de ses haines et copinages, celui du laissez moi exister par moi même).
Pourtant a vouloir faire le grand écart dans la mauvaise foi, la profession a laquelle elle se raccroche va (on le suppute) risquer au mieux une déchirure, au pire un écartèlement. Un minimum de courage et un peu de déontologie professionelle de la part de vos journalistes permettra de voir s’ils souhaitent qu’elle fasse tweet, pfuitt, plouf ou boum… Difficile de museler la premiere « Premiere Concubine ».
Cet acharnement sur la précédente favorite fait accroire que cette dernière outre ses quatre bâtards légitimés a encore des réserves secrètes, bien que dans la famille Normalitude, la Maintenon détrônait sans contestation la Montespan.
Cette pitoyable et sordide rouerie féminine n’annonce rien de bon au sommet de l’état, comment faire confiance a un Président qui prétend gouverner la France, alors qu’il est incapable de gérer sa vie privée, quelle va être son attitude devant cette affaire qui est maintenant du domaine public, va t’il désavouer celle qui l’a un peu fait Roi ou soutenir celle qui voulait être la Reine.
On s’amuse, on s’amuse, chers Français, a défaut de vous faire tondre ou plumer avec de tels dirigeants qui se ridiculisent aux yeux du monde entier, vous saurez toujours nous faire rire.
En France tout finit par des chansons, pour les larmes vous verrez plus tard.

Jean Tolbert : Professeur émérite es sciences politiques a l’UITP de La Rochelle (Manitoba – Canada)

Parallèle Franco- Hellénique.

La Grèce, en faillite, sous perfusion, ajoute a sa déliquescence économique, une crise politique.
Des élections anticipées ont donné il y a un mois le résultat qu’il fallait escompter : AUCUNE MAJORITE de gouvernement ; même avec la prime de 50 députés accordée au parti qui l’emporte dans les urnes. En effet le système électoral est le suivant, le parti arrivé en tête des suffrages obtient une prime de 50 députés sur les 300 députés du parlement, les 250 sièges restant sont répartis a la proportionnelle pour tout parti ayant obtenu plus de 3% des suffrages.
Même avec la prime, aucun des deux grands partis qui depuis 1981 ont alterné au pouvoir, a savoir la Nea Democratia (libéral) et le Pasok (socialiste) n’ont pu en ce mois de mai se coaliser. La crise politique est loin d’être résolue avec l’éclatement du paysage politique et l’effondrement du bipartisme. Un parti de gauche radicale, Syriza, avec a sa tête un jeune chef totalement inconnu, Alexis Tsipras, a dépassé le Pasok , et est devenu rien de moins que la deuxième force politique du pays elle en détient certainement son avenir.
Or Syriza, ce parti de gauche radicale, assimilable a un front de gauche français, sans les communistes a réussi un exploit, celui de faire fi du clientélisme des partis traditionnels ; en Grèce on vote généralement dans sa ville d’origine, de naissance, pas forcément dans celle ou l’on demeure, et cela crée des liens structurels avec le député que l’on envoie au parlement, cela explique pour partie ce fameux phénomène de favoritisme, de clientélisme, de renvoi d’ascenseur jusqu’à la corruption qui mine cette démocratie. La Nea Democratia et le Pasok qui respectivement ont gouverné en alternance 12 et 20 années en étaient les meilleurs illustrations.
Mais alors que va t’il se passer ? On en arrive a l’aberration suivante : Pour rester dans l’Europe, conserver la monnaie commune, on demande au peuple grec de voter pour ceux qui avec la complicité des autres gouvernements européens l’a mis DANS LA MERDE. Il serait cependant bon et sain de rappeler QUI sont ces responsables nottament ceux des années 2000 et 2001 qui vit l’entrée de la Grece dans l’Euro.
1er Ministre Grec : Monsieur Kostas SIMITIS du Pasok (parti socialiste)
Gouverneur de la banque Nationale Grecque : Monsieur Lukas Papademos (1er ministre sortant en 2012). Du Pasok (parti socialiste)
1er Ministre Français : Monsieur Lionel Jospin (parti socialiste)
Ministre des finances : Monsieur Dominique Strauss- Kahn (parti socialiste)
Monsieur Jacques Chirac Président de la République française disqualifié malgré lui par cette cohabitation.
Chancelier Allemand : Monsieur Gerhard Schröder du SPD (parti socialiste)
Ministre des Finances Allemand : Monsieur Hans Eichel du SPD (parti socialiste)

Au parlement Européen ou le parti socialiste prédomine deux textes sont votés pour entériner l’entrée de la Grèce dans la zone euro, alors que bon nombre des hommes politiques allemands et français savaient que la Grèce ne pouvait en aucune manière respecter les critères définis par le traité de Maastricht, qui plus est ils subodoraient même une falsification des comptes grecs, ce qui fut avéré.
Dans cette affaire nous assistons au mensonge d’état le plus éhonté qui devrait disqualifier tous ceux qui en furent ou les complices ou les instigateurs a commencer par tous ces Messieurs de l’Internationale Socialiste. En Grèce, on ne demande rien de moins que de reconduire des pasoks dilués avec des nea demokratia tous revirginalisés pour faire barrage a l’extrême gauche, dans un succédané de cohabitation a la française.
En France plus subtilement on s’apprête a remettre les rênes du pays a des néo socialistes incompétents et fourbes qui dans l’immédiat font patte de velours mais sauront vite en la matière montrer qu’a défaut d’être des gribouilles, ils sauront arriver au même niveau de malhonnêteté et de compromission que leurs prédécesseurs.

http://www.slate.fr/story/46035/