Parallèle Franco- Hellénique.

La Grèce, en faillite, sous perfusion, ajoute a sa déliquescence économique, une crise politique.
Des élections anticipées ont donné il y a un mois le résultat qu’il fallait escompter : AUCUNE MAJORITE de gouvernement ; même avec la prime de 50 députés accordée au parti qui l’emporte dans les urnes. En effet le système électoral est le suivant, le parti arrivé en tête des suffrages obtient une prime de 50 députés sur les 300 députés du parlement, les 250 sièges restant sont répartis a la proportionnelle pour tout parti ayant obtenu plus de 3% des suffrages.
Même avec la prime, aucun des deux grands partis qui depuis 1981 ont alterné au pouvoir, a savoir la Nea Democratia (libéral) et le Pasok (socialiste) n’ont pu en ce mois de mai se coaliser. La crise politique est loin d’être résolue avec l’éclatement du paysage politique et l’effondrement du bipartisme. Un parti de gauche radicale, Syriza, avec a sa tête un jeune chef totalement inconnu, Alexis Tsipras, a dépassé le Pasok , et est devenu rien de moins que la deuxième force politique du pays elle en détient certainement son avenir.
Or Syriza, ce parti de gauche radicale, assimilable a un front de gauche français, sans les communistes a réussi un exploit, celui de faire fi du clientélisme des partis traditionnels ; en Grèce on vote généralement dans sa ville d’origine, de naissance, pas forcément dans celle ou l’on demeure, et cela crée des liens structurels avec le député que l’on envoie au parlement, cela explique pour partie ce fameux phénomène de favoritisme, de clientélisme, de renvoi d’ascenseur jusqu’à la corruption qui mine cette démocratie. La Nea Democratia et le Pasok qui respectivement ont gouverné en alternance 12 et 20 années en étaient les meilleurs illustrations.
Mais alors que va t’il se passer ? On en arrive a l’aberration suivante : Pour rester dans l’Europe, conserver la monnaie commune, on demande au peuple grec de voter pour ceux qui avec la complicité des autres gouvernements européens l’a mis DANS LA MERDE. Il serait cependant bon et sain de rappeler QUI sont ces responsables nottament ceux des années 2000 et 2001 qui vit l’entrée de la Grece dans l’Euro.
1er Ministre Grec : Monsieur Kostas SIMITIS du Pasok (parti socialiste)
Gouverneur de la banque Nationale Grecque : Monsieur Lukas Papademos (1er ministre sortant en 2012). Du Pasok (parti socialiste)
1er Ministre Français : Monsieur Lionel Jospin (parti socialiste)
Ministre des finances : Monsieur Dominique Strauss- Kahn (parti socialiste)
Monsieur Jacques Chirac Président de la République française disqualifié malgré lui par cette cohabitation.
Chancelier Allemand : Monsieur Gerhard Schröder du SPD (parti socialiste)
Ministre des Finances Allemand : Monsieur Hans Eichel du SPD (parti socialiste)

Au parlement Européen ou le parti socialiste prédomine deux textes sont votés pour entériner l’entrée de la Grèce dans la zone euro, alors que bon nombre des hommes politiques allemands et français savaient que la Grèce ne pouvait en aucune manière respecter les critères définis par le traité de Maastricht, qui plus est ils subodoraient même une falsification des comptes grecs, ce qui fut avéré.
Dans cette affaire nous assistons au mensonge d’état le plus éhonté qui devrait disqualifier tous ceux qui en furent ou les complices ou les instigateurs a commencer par tous ces Messieurs de l’Internationale Socialiste. En Grèce, on ne demande rien de moins que de reconduire des pasoks dilués avec des nea demokratia tous revirginalisés pour faire barrage a l’extrême gauche, dans un succédané de cohabitation a la française.
En France plus subtilement on s’apprête a remettre les rênes du pays a des néo socialistes incompétents et fourbes qui dans l’immédiat font patte de velours mais sauront vite en la matière montrer qu’a défaut d’être des gribouilles, ils sauront arriver au même niveau de malhonnêteté et de compromission que leurs prédécesseurs.

http://www.slate.fr/story/46035/

5 réflexions au sujet de « Parallèle Franco- Hellénique. »

  1. je ne commenterai que la fin, tant le reste est un ramassis d’inepties et de bile…
    ==> « des néo socialistes incompétents et fourbes qui dans l’immédiat font patte de velours mais sauront vite en la matière montrer qu’a défaut d’être des gribouilles, ils sauront arriver au même niveau de malhonnêteté et de compromission que leurs prédécesseurs.  » dis tu …
    Ca veut dire que tu estimes que ceux qui viennent de partir étaient compétents, « droits », honnêtes et sans compromission ? regardes donc leurs compromissions avec les grandes fortunes (Bettencourt, Wendel, Bouygues, Dassault, Lagardère, etc…) qui les ont soudoyés pendant 5 ans sans parler d’avant -Chichi- , les financements doutteux des c

    • Cher UCFE, vous êtes certainement le lecteur le plus assidu de ce blog et nous vous en remercions.
      Nous serions ravis de vous avoir, a l’instar de Platonos, comme contributeur sur un sujet qui pourrait vous tenir a coeur, faire les poubelles des partis politiques par exemple.
      Je ne dis pas que le précédent pouvoir était blanc-bleu sur toute la ligne, personnellement je trouve admirable qu’une personne finance de sa poche un homme politique qu’elle doit apprécier, puisque vous faites allusion a la famille Bettencourt, je suis plus scandalisé par le comportement de celui qui mis au courant d’une affaire de moeurs, préfère courageusement que l’on mette un mouchoir pudique dessus, et la je parle de l’affaire Banon -DSK. Il est vrai qu’en l’occurrence cela a bien servi votre héros Corrézien, département dont on fait les mauvais présidents puisque vous aimez la polémique.
      Continuons ce petit jeu et vous constaterez que l’argent des contribuables est utilisé d’une drôle de maniere dans certaines fédérations. Etes vous sur que vous avez été mis au courant dans votre chère, trop chère Corrèze.
      Je comprends et compatis que la vérité vous blesse et vous peine a ce point.
      Merci toutefois de votre fidélité et bonne lecture du blog.

      • Bonjour Tiresias,
        En fait, je n’aime pas qu’on fasse – et a fortiori faire moi-même -les poubelles des partis, les médias s’en chargeant largement, car les résultats en sont trop souvent sujets à caution et polémique stérile.
        DSK est certes inexcusable, mais il est de notoriété publique que la droite comme la gauche étaient parfaitement informés des moeurs de DSK, Sarko l’ayant d’ailleurs mis en garde quant il a poussé sa candidature au FMI.
        Il reste une question en suspens : dans une possibilité de complot, qui avait le plus à gagner ? la droite ou la gauche qui se serait fait pulvériser par une révélation tardive des frasques de DSK ? et donc, qui a pu manipuler cette affaire ? je me le demande.
        Quant à G. Banon, elle a fort bien profité de la médiatisation de son affaire, car elle intervient maintenant régulièrement à la TV entre autres dans l’émission de E. Nolleau où d’ailleurs elle se révèle pertinente et intéressante.
        Dans ce que l’on pourrait appeler l’affaire Bettencourt, ce qui me gêne c’est un financement – à avérer certes – illégal de parti politique que le pouvoir alors en place s’est appliqué à essayer d’étouffer; il y a provisoirement réussi d’ailleurs.
        Enfin, dire que la Corrèze donne de mauvais présidents, dites vous : je ne suis pas persuadé que Chirac si on le compare à Sarkozy ait été un mauvais président, en tout cas pire; il n’a pas été blanc-bleu mais il n’a pas fait honte à la France, ne s’est pas couché devant la chancelière , lui, et ne nous a pas menti en quasi permanence sans parler de son échec retentissant sur presque toute la ligne.
        Pour Hollande, il faut attendre pour se prononcer car son accession aux décisions nationales date seulement d’un mois aujourd’hui et il est ridicule de le juger dès maintenant
        - sauf parti-pris – et Copé et les intervenants UMP divers qui se lancent sur ce thème se décrédibilisent, si cela est encore possible pour eux d’avoir quelque chose à perdre dans ce domaine.
        Enfin, si quelque chose me fait de la peine, c’est bien de lire un tissu d’inepties tel que dale thème qui accuse la presse d’être de gauche parce que Sarko a perdu (tout seule) avec des inexactitudes sur les avantages des journalistes frisant la diffamation et suintant la haine, la rancœur et le dépit.
        C’est ça qui me réjouit de provoquer en réponse les simili fascistes qui se commettent avec ces opinions.*
        Autrement dit, mon choix d’intervention dans ce blog est plutôt de modérer et non d’initier -même si ça a pu m’arriver à quelque moment-. Cependant si je vois un sujet qui le mérite, je ne manquerai pas de le soumettre à la sagacité de vos lecteurs et à la vôtre.
        Il n’en reste pas moins que ce blog est un espace de liberté d’expression ce dont je ne saurais trop vous féliciter, car la polémique n’est pas toujours encouragée…voire gravement poursuivie dans certains et nombreux pays.
        Très cordialement.

  2. Alors que la droite prédisait une attaque des marchés financiers si la gauche prenait le pouvoir en mai, les taux à 10 ans, 5 ans et 2 ans des obligations françaises de référence sont tombées à leur plus bas niveau historique, les investisseurs plébiscitant un placement considéré comme sûr et rémunérateur par rapport à celui de l’Allemagne.
    Car, si comme son voisin d’outre-Rhin, la France bénéficie des incertitudes sur l’Espagne et l’Italie, elle profite aussi des taux nuls ou très faibles offerts par l’Allemagne, les investisseurs étant de plus en plus réticents à investir dans une dette qui, non seulement ne leur rapporte rien, mais en plus leur coûte cher quand elle n’est pas indexée sur le taux de l’inflation.

    Force est de constater que depuis l’élection du PS à la tête du gouvernement français, les taux obligataires se sont régulièrement réduits. Le discours du nouveau président plaît indiscutablement aux marchés financiers car il plaide pour des mesures favorisant la croissance et tout le monde sait bien que sans elle, l’Europe risque d’éclater.

    De plus, le maintien mercredi par l’agence Moody’s de la note triple A de la France a contribué à renforcer la confiance des marchés envers la dette française.

    Alors, soit l’UMP s’est trompée, et dans ce cas elle a fait preuve d’une indéniable incompétence ; soit elle a délibérément cherché à faire peur aux cons-citoyens, et dans ce cas elle a fait preuve de malhonnêteté.

    Les marchés financiers, eux, libéralisés par le PS quand il était au pouvoir dans les années 80, l’ont toujours perçu comme un parti néolibéral.

    Quand à l’entreprise FN, dont l’image de marque a toujours été de diaboliser les immigrés et tous les partis politiques concurrents sur le « marché des électeurs » pour la conquête du pouvoir et des privilèges qu’il procure, la promesse d’une sortie de la zone euro aurait tout simplement provoqué l’explosion des taux d’intérêt sur la dette et la fuite des euros de tous les cons-citoyens français moyens bien informés, comme le font actuellement leurs homologues grecs.

    À la limite, seuls les fidèles sympathisants du FN, dont les euros auraient été convertis en « francs dévalués » dans un contexte inflationniste, auraient perdu leur pouvoir d’achat jusqu’à leurs propres slips, et se seraient vu ainsi décerner la médaille d’or de la con-citoyenneté nationale aux jeux olympiques de la bêtise humaine …

    Ha là là, décidément, les professionnel(le)s de la politique et des autres pouvoirs, économiques, financiers, religieux, etc…, etc…, nous prendrons toujours pour des cons-citoyen(e)s dociles et malléables, cons-sommateurs (trices) au comptant et à crédit, cons-tribuables direct(e)s et indirect(e)s, cons-patriotes crédules et obéissant(e)s, etc…, etc…, cons-ditionné(e)s à plus de flexibilité sur l’autel de la com-pétitivité des salaires des salarié(e)s, et non pas des dividendes des actionnaires. (Réf. Boursorama)

    http://www.boursorama.com/actualites/obligations-le-taux-a-dix-ans-de-la-france-au-plus-bas-historique-9c8968c5a6160d8effb7dc9f34115f97

  3. 160 milliards d’€ de dette en plus à rembourser par les Espagnols

    Le prêt, pouvant aller jusqu’à 100 milliards d’€, que la zone €uro prépare pour renflouer les banques espagnoles en difficulté, aura un taux d’intérêt de 3 ou 4%, et sera remboursable en 10 à 15 ans.
    Autrement dit, selon la durée du prêt et le taux d’intérêt, les banques espagnoles devront rembourser :
    100 milliards de capital + intérêts de (100 milliards * 3% *10 ans) = 130 milliards €
    ou bien : 100 milliards de capital + intérêts de (100 milliards * 4% *10 ans)
    = 140 milliards d’€
    ou bien encore :100 milliards de capital + intérêts de (100 milliards * 3% * 15 ans) = 145 milliards d’€
    ou bien enfin :
    100 milliards de capital + intérêts de (100 milliards * 4% * 15 ans)
    = 160 milliards d’€
    Alors que dans le même temps, les banques européennes, qui prêteront ces 100 milliards d’€ à 3% ou 4% aux banques espagnoles, auront emprunté cette même somme à 1% à la BCE, réalisant ainsi une marge de 2% ou 3% d’intérêts, c’est-à-dire un bénéfice compris entre 20 et 45 milliards d’€ sans rien faire (???????), ce qui représente presque l’équivalent du premier poste de dépense budgétaire de la France consacré au remboursement annuel des intérêts de sa propre dette (??????).
    En d’autres termes, si la France empruntait cette somme à 1% pendant 15 ans pour la prêter à 4% à l’Espagne à destination de ses banques, elle réduirait sa charge d’intérêts de 3 milliards d’€ par an sans rien faire (??????), tandis que les espagnols devraient supporter cette charge supplémentaire, aggravant un peu plus le coût de la vie, poussant un peu plus le pays dans la récession, et inquiétant à nouveau les marchés financiers (?????).
    Ce qui leur fait dire : « Caramba, esto mucho la mierda ! », en français : « Ma parole, c’est trop la merde ! ».
    Le prêt européen sera injecté dans le fonds public espagnol d’aide au secteur bancaire, le Frob (c’est quoi ce truc ?????), qui ensuite distribuera l’argent aux banques concernées.
    Si l’Espagne prenait le maximum de l’enveloppe proposée, c’est-à-dire 100 milliards, cela signifierait un bond de 10% de sa dette publique, qui atteindrait alors environ 90% de son PIB en fin d’année. Il sera ensuite temps de privatiser les retraites, la santé, l’éducation et les transports. Et pour les Espagnols, ce serait « mucho las bolas ! », en français : ce serait « trop les boules ! »

    L’Europe, c’est trop un business lucratif !!!!!!!!

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