Les Champs Elysées pour tous.

Voici un appel citoyen que vous devez entendre et qui marquera ce QUATORZE JUILLET 2013 ! Merci à POLEMIA et à ALTERMEDIA.
Merci à RJP.SCHILLING pour ses contributions et informations régulières.

Merci a l’ Observatoire du mensonge, qui nous a fait parvenir ces textes : http://observatoiredumensonge.com/2013/07/09/les-champs-elysees-pour-tous/

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Image : Défilé du 14 juillet – Ecole Polytechnique
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Lieu ouvert pour des événements festifs ou des victoires sportives, site abandonné aux racailles les soirs de Saint-Sylvestre, avenue propice aux mendiants mineurs venus de l’Est et aux vendeurs à la sauvette de Tours Eiffel, les Champs-Elysées sont interdits aux adversaires de la loi Taubira. Familles et patriotes « not welcome ».

A la sortie du métro Champs-Elysées les CRS regardent avec suspicion les poussettes. De l’autre côté de l’avenue, la chasse aux faciès tourne à plein régime : un jeune homme porteur d’un drapeau tricolore, une jeune fille en ballerines roses risquent l’interpellation ! Aujourd’hui à Paris, on est encagé pour moins que ça ! Que diable, en novlangue il faut défendre la République, en français courant protéger une petite oligarchie arrogante, prétentieuse et coupée du peuple.

La police politique est là pour ça. Ecoutes illégales, arrestations arbitraires, gardes à vue illégitimes, violences policières : STASI/DCRI, même combat !

Le peuple a l’occasion de prendre sa revanche.

Pour le 14 juillet : il va bien falloir ouvrir les Champs-Elysées au public pour la Fête nationale et le défilé militaire. Une belle occasion de commémorer la Révolution et pas seulement en paroles !

Si le gouvernement laisse l’accès libre aux Champs-Elysées, chacun pourra mesurer la popularité du président Hollande.

Si le gouvernement l’interdit, le monde entier verra le caractère peu démocratique du régime. Et les élus du Conseil de l’Europe, de la Russie à l’Italie, pourront se saisir de la situation des droits de l’homme en France.

Alors n’hésitons pas : le 14 juillet, Champs-Elysées pour tous ! Et d’ici là, il n’est pas interdit de tout faire pour rétablir la liberté de circulation sur Paris.

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Polémia

Le « On ne lâche rien » des défenseurs de la famille commence à inquiéter les tenants de la loi Taubira. Le gouvernement espérait bien qu’une fois la loi sur le mariage homosexuel votée, les familles rentreraient dans leur trois pièces/cuisine de province. Malheureusement, il n’en est rien pour lui. Malgré une répression de plus en plus visible et hargneuse, les opposants ne lâchent rien, ni les ministres en « goguette » sur le territoire, ni la trêve estivale. Au contraire l’été c’est le moment des grands rendez-vous : Roland Garros, défilé du 14 juillet, Tour de France…

Ainsi le site Genteside feint de s’inquiéter de la détermination de ce qu’il appelle « un groupuscule de manifestants » à venir défendre ses idées lors de la Grande Boucle.

Pour les sympathisants du Printemps français, il ne s’agit pas de « saboter » ni de perturber le déroulement de l’épreuve sportive, comme le laisse entendre perfidement le site Genteside, mais de profiter au maximum de la couverture médiatique d’un tel évènement.

Mais ce que redoute par dessus tout le pouvoir socialiste et Manuel Valls, c’est la descente par François Hollande des Champs Élysées, sous les sifflets des d’opposants à la loi Taubira, lors défilé du 14 juillet. Le défilé s’avère être un véritable casse tête pour la préfecture de Police. En effet comment interdire l’accès de l’avenue ou réprimer les « irrévérencieux » placés tout le long du parcours alors que des milliers de touristes étrangers seront présents sur place, avec la presse du monde entier. Si jamais les anti « Mariage pour tous » réussissaient leur coup à cette occasion, le gouvernement perdrait la bataille de l’image. Les « services » (Intérieur, Défense) s’activent donc pour découvrir le nombre et le plan de bataille des manifestants pour ce jour là.

source: Le nouveau NH

Auraient ils peur ?? Taubira: Un accueil très spécial a Strasbourg

26 mai : pour en finir avec le désordre libéral et libertaire !

Tiresias se fait un plaisir de reproduire cet article paru dans Boulevard Voltaire : http://www.bvoltaire.fr/edouarddepraron/26-mai-pour-en-finir-avec-le-desordre-liberal-et-libertaire,22849
Nous ne pouvons que remercier Mr Hollande, Madame Taubira d’éveiller ainsi les consciences, car l’avenir du pays ne leur appartient nullement.
La jeunesse est maintenant en embuscade, les politiques ont montré leurs vrais visages.

Aujourd’hui, nous ne nous battons pas seulement pour le retrait du projet de loi « mariage et adoption pour tous ». Nous nous battons pour que la réalité reprenne le pas sur l’idéologie, pour que l’individualisme maquillé sous les termes « liberté » ou « égalité » ne prime pas sur tout. Nous ne voulons plus de ces films et de ces émissions où tous les codes peuvent être brisés sauf ceux du politiquement correct. Nous ne voulons plus de cette élite qui entend éduquer le peuple français, de cette élite qui rougit du passé de la France. Nous aimons notre histoire de la Gaule à la Ve République, des grandeurs de la monarchie à celles de la république.

Capables de discerner ce qu’il y a de bon et de moins bon dans chacune des époques, nous croyons aux enseignements du passé, de tout notre passé, pour construire notre avenir. Ceux qui veulent couper la France de ses racines chrétiennes, au nom d’un prétendu progressisme, la mènent à sa perte. Nous voulons qu’une génération se lève contre cette idéologie, dite soixante-huitarde, qui fait tant de mal à la France. Nous désirons réveiller la France de sa torpeur, la sortir du désordre libéral et libertaire où tout se vaut, où tout se vend.

Enfants d’une génération de divorcés, enfants du divertissement de masse, nous avons assez payé les caprices des enfants gâtés de 68. Mais nous ne sommes pas une génération qui s’est construite dans un « anti-68 », nous avons nos propres valeurs et il s’avère qu’elles s’opposent à celles issues de Mai 68. Oui, nous ne voulons plus d’une société relativiste. La fidélité, l’engagement, l’effort, l’humilité, l’obéissance, l’honneur ont encore un sens.

Nous voulons dire à nos compatriotes : « Levez-vous ! », « Réveillez-vous ! », « Pendant que vous dormez, les idéologues agissent ! » Nous devons combattre pacifiquement pour vaincre leurs idées. Puis, nous devons nous instruire pour l’emporter. Seules la culture et notre cohérence nous feront gagner. Si nous arrivons à vivre dans la vérité le mariage auquel nous croyons, alors nous changerons la société. Mai 68 ne devait être qu’une parenthèse printanière, nous en récoltons encore ses feuilles mortes. Battons-nous encore, ne faiblissons pas, et nous lèverons vraiment une génération.

Peut-être que pour certains médias, où l’instant et le bruit sont rois, nous aurons perdu. Mais cette génération reviendra contre la GPA, la théorie du genre, l’euthanasie ou d’autres combats. Et surtout, plus exigeant que d’aller à des manifestations, elle devra se former à ce qui est beau, à ce qui est vrai. Sa partie la plus militante s’engagera dans des partis politiques. L’autre veillera, prête à se relever. Tout ceci n’aura pas été vain, car cette génération qui aura fait le choix de la culture et de « l’écologie humaine » reviendra rendre à la France, et surtout à son peuple, sa grandeur.

Edouard de Praron, le 24 mai 2013

DE QUEL DROIT !

Un pseudo, Philippe Bouvard a écrit à François Hollande, Président Normal de la République
Monsieur Hollande, l’élection démocratique a fait de vous un président.

Elle vous a donné des droits, certes, mais pas TOUS les droits.
Elle vous a surtout donné des devoirs : garantir et défendre les valeurs fondamentales de notre nation.
En aucun cas, elle fait de vous un dictateur, menteur et manipulateur de surcroît.

Alors, de quel droit ?

De quel droit faites-vous disparaître les couleurs de notre drapeau du site de l’Elysée ?
L’Elysée ne vous appartient pas, Monsieur Hollande. Il appartient aux Français qui vous l’ont prêté pour la durée de votre mandat.
Rendez-nous nos couleurs !

De quel droit faites-vous disparaître les archives de l’Elysée ?
La mémoire de la France ne vous appartient pas, Monsieur Hollande. Elle appartient aux Français qui vous l’ont confiée pour la durée de votre mandat.
Faire croire que l’Histoire de France commence le 6 Mai 2012 et qu’avant, c’était le néant est une trahison de haut niveau.
Rendez-nous notre Histoire !

De quel droit détournez-vous notre argent pour promouvoir sur le site de l’Elysée une personne dont vous avez scellé vous-même le sort et le statut,
c’est-à-dire « RIEN DU TOUT , et d’affecter à ce « fantôme de la République » un service et des employés à nos frais ? Le budget de l’Elysée ne vous appartient pas, Monsieur Hollande. Il vous a été concédé par les Français pour régler les dépenses afférentes à vos fonctions pour la durée de votre mandat.
Rendez-nous notre argent !

De quel droit osez-vous influencer la Justice en interférant dans une affaire personnelle, vous qui promettiez une « République Irréprochable »
(engagement 53 : je garantirai l’indépendance de la Justice). La Justice ne vous appartient pas, Monsieur Hollande. Elle appartient aux Français qui ne vous permettront pas de la bafouer.
Rendez-nous notre Justice !

De quel droit abusez-vous des pouvoirs qui vous sont conférés en plaçant vos amis à la tête de toutes les institutions, en recevant en cachette le chef du PS, en faisant de la République l’antichambre du Parti Socialiste ? (engagement 48 : j’augmenterai les pouvoirs du Parlement, notamment sur les nominations aux plus hauts postes de l’Etat afin de les rendre irréprochables) et (engagement 51 : la désignation des responsables des chaînes publiques de télévision et de radio dépendra d’une autorité indépendante et non plus du chef de l’Etat).
Rendez-nous notre indépendance, MENTEUR !

De quel droit privilégiez-vous une communauté religieuse et ignorez ostentatoirement les autres, vous qui prônez la laïcité (engagement 46 : je proposerai d’inscrire la laïcité dans la Constitution). Vous qui prétendez être le Président de tous les Français (Je veux rassembler toute la France). La religion ne vous appartient pas, Monsieur Hollande. Elle appartient aux Français qui ne vous permettront pas de l’instrumentaliser à des fins électorales.
Honorez nos fêtes chrétiennes !

De quel droit un de vos ministres impose-t-il aux établissements privés le principe de neutralité en empêchant les débats sur le mariage homosexuel alors qu’une autre en assure la promotion dans les écoles, aux côtés d’un membre de l’Inter-LGBT ?
Rendez-nous nos écoles, Monsieur Hollande !

De quel droit supprimez-vous du Code Civil, du Code de la Famille et d’une douzaine d’autres Codes des termes qui sont le fondement même de notre société ?
De quel droit détruisez-vous les valeurs de la famille ? Libre à vous et Ségolène de demander à vos enfants de vous appeler parent 1 et 2, de bafouer les valeurs de votre propre famille. L’héritage de notre modèle de société ne vous appartient pas, PARENT Hollande. Il appartient aux Français qui ne sont pas dupes de tous les mensonges proférés publiquement par la double condamnée à qui vous avez confié la Justice de notre pays.
Rendez-nous nos Papas et nos Mamans. Rendez-nous notre famille !
« Cela fait des semaines que vous voulez faire croire aux Français que les mots de Père et de Mère vont disparaître du Code Civil, mais ces mots demeurent dans le Titre 7 du Code Civil relatif à la filiation et dans le chapitre 8 » avait répliqué la ministre de la Justice Christiane Taubira. «Mais il serait bien misérable de notre part d’ouvrir le mariage sans en tirer les conséquences dans le Code Civil. Nous ne toucherons pas à ces mots quand cela ne sera pas nécessaire », avait-elle assuré.

De quel droit recevez-vous une association représentant une minorité au premier claquement de doigts et menaces, et refusez cette rencontre aux élus de notre République ? Les élus ne vous appartiennent pas, Monsieur Hollande.
Ils appartiennent aux Français qu’ils représentent. Respectez nos parlementaires !

De quel droit vos ministres, surtout le 1er d’entre eux, insultent-ils les chefs d’entreprises qui réussissent, les Français qui quittent le pays par votre faute, avec à leur actif des dizaines de créations d’emploi, des années de loyauté et une renommée internationale ? Qu’avez-vous à votre actif, Monsieur Hollande, sinon un poste en or à la Cour des Comptes pour un rendement nul (c’est vous qui l’avouez), un département des plus endettés, un parti que vous avez réussi à anéantir, une fausse déclaration de patrimoine et aucune expérience du pouvoir ?
Rendez-nous la valeur du travail !

De quel droit mettez-vous en danger l’économie de notre pays en refusant d’écouter tous les indicateurs de votre mauvaise gestion ? (rapport cinglant de la Cour des Comptes, rapport Gallois, mises en garde de la Commission Européenne et j’en passe). Quand tous, unanimement, réclament d’urgence une baisse drastique des dépenses publiques et la réduction du coût du travail, vous faites exactement le contraire ; vous dépensez comme un fou et matraquez les Français de taxes en plombant la compétitivité.
Rendez-nous notre économie !

De quel droit profitez-vous de notre armée pour redorer votre image désastreuse?
De quel droit insultez-vous les Français en déclarant au Mali que c’était le plus beau moment de votre vie politique ?
De quel droit Faites-vous le paon lorsque le vice-président des USA honore nos             soldats ?

C’est un scandale, Monsieur Hollande ! Honte à vous !

Les Français ne sont pas derrière votre petite et mesquine personne. Ils sont derrière leur armée, et soutiennent leurs soldats lorsque le pays est en guerre.
Il leur appartiendra de vous demander des comptes lorsque nos enfants qui se battent pour la liberté seront hors de danger, pas avant.
Rendez-nous notre armée !

De quel droit voulez-vous accorder un droit de vote aux étrangers, sans exiger une réciprocité de la part des autres pays ? Le droit de vote est un acte citoyen, Monsieur Hollande. Il ne vous appartient pas. Les étrangers travaillant dans notre pays souhaitent l’exercer ? Que n’ont-ils demandé la citoyenneté française ?
Rendez-nous notre identité nationale !

De quel droit votre Gouvernement refuse-t-il la liberté de vote aux députés socialistes ?
De quel droit empêche-t-il la volonté du peuple de s’exprimer ?
De quel droit tord-il le bras aux parlementaires en refusant les débats de fond, en court-circuitant les procédures législatives, en confisquant la démocratie, en refusant toutes les propositions telles que le référendum, l’union civile, le renforcement du pacs ?
Les députés ne vous appartiennent pas, Monsieur Hollande. Ils appartiennent aux Français qui les ont élus pour défendre leurs choix et qui sauront s’en souvenir lors des prochaines élections.

Rendez-nous nos voix !
Rendez-nous notre démocratie !

MONSIEUR HOLLANDE, VOUS AVEZ VOLE NOS COULEURS, NOTRE HISTOIRE, NOTRE ECONOMIE, NOTRE JUSTICE, NOS VALEURS, NOTRE DEMOCRATIE, NOTRE ARMEE, NOTRE IDENTITE.

GARE A LA COLÈRE DU PEUPLE FRANÇAIS.

IL N’A PLUS RIEN A PERDRE.
VOUS LUI AVEZ TOUT PRIS.

Carole Farjala

Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existées serait fortuite !

NÉPOTISME, VOUS AVEZ DIT NÉPOTISME ?Capture d’écran 2013-05-06 à 12.30.31
— Vous comprenez, Monsieur le Juge, je suis étonné que vous m’interrogiez sur cet achat, somme toute assez banal. Je pense être victime de ce que l’on appelle communément une cabale… Je ne serais pas étonné qu’il s’agisse là d’une nouvelle persécution de nos ennemis de droite, sans doute les mêmes dont les têtes ornent le « mur de la honte » de votre merveilleux syndicat.
Sans vouloir être excessif et faire preuve de mauvaise foi, nous ne sommes pas loin, mon avocat, Maître Lepourri, que vous connaissez bien puisque ce n’est autre que votre beau-fils et moi-même, de porter plainte en diffamation, persécution inique et délit d’affabulation mensongère, contre la personne de Nicolas Sarkozy, l’infâme tourmenteur de magistrat…

— Cher Thomas Claudius, entre nous, je ne suis pas loin de penser la même chose, avoua le juge Levéreux, vice-président du syndicat de la magistrature. Nous allons, cependant, puisque c’est malheureusement la coutume, instruire le dossier que nous a transmis la cellule de renseignement financier Tracfin. Ce sera, je n’en doute pas un seul instant, rapide et sans douleur, termina ce grand serviteur de l’état avec un large sourire.
À propos, mon cher Thomas, comment se porte votre père ?
— Fort bien, maître Levéreux, fort bien, assura le jeune Thomas. D’ailleurs il vous transmet ses amitiés les plus sincères. Je l’entends encore m’affirmer pas plus tard que ce matin : « Dis à cet excellent Levéreux qu’il fera partie de la promotion de juillet pour la Légion d’honneur. C’est un scandale qu’un homme de sa valeur ne l’eut point obtenue avant… Il est vrai que le nain scrofuleux précédent, avec sa haine des juges, ne risquait pas de lui épingler le ruban… »
— Votre père est un homme admirable avec lequel j’ai toujours entretenu des rapports cordiaux, surtout au moment de cette pénible et scandaleuse affaire du sang je ne sais plus quoi, qui lui fit, à l’époque, beaucoup de mal. Mon Dieu, comme il lui a fallu du courage pour supporter tant de calomnies. À cette époque, vous étiez très jeune, fort heureusement. Mais dites-moi, cher Thomas, sais-tu ce qu’est devenue cette remarquable console Boulle demie lune que j’ai eu le plaisir d’admirer Boulevard Haussmann il y a peu ? Non pas que j’eusse souhaité m’en porter acquéreur, l’état n’étant pas prodigue avec ses pauvres magistrats, comme tu le sais…
— Mais, mon vieux Levéreux, je ne crois pas m’avancer en affirmant qu’elle t’attend ! affirma Thomas avec sincère conviction. Père et moi-même voulions depuis fort longtemps déjà te l’offrir ! Je l’entends encore me dire hier, quelle coïncidence : « Puisque tu vas voir ce noble Levéreux, pense à lui dire que la petite console à 350.000 € sera chez lui, Avenue Foch, avant la fin de la semaine… Ce sont des choses qui se font entre amis maçons… »
— Comme je reconnais bien là votre générosité proverbiale, cher, très cher Thomas, martela le juge en pressant Claudius fils sur son coeur. Puis, à sa greffière, mademoiselle Kristelle Aviv :
— Notez, chère Kristelle : « Nonobstant le fait que monsieur Thomas Claudius ne soit pas assujetti à l’impôt, ce qui n’est pas en soi répréhensible, le dénommé ci-devant, ayant certifié sur l’honneur avoir bénéficié d’une garantie dont il ne nous appartient pas d’en vérifier l’authenticité, afin d’obtenir un prêt auprès d’une banque X en vue du financement d’un appartement sis dans l’île de la Cité, d’un montant de 7 millions d’euros, nous, Maître Levéreux, considérons en notre âme et conscience, qu’il n’y a pas lieu à donner suite au rapport Tracfin 1276-B7 en date du 28 avril 2013. Etc, etc…2771839_thomas

NB : Espérons que cette fiction ne dépasse pas une éventuelle réalité.

Et cerise sur le gâteau, une charmante petite bande dessinée
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LE VRAI VISAGE DE LA MANIF POUR TOUS

témoignage d’une jeune qui était le soir du mercredi 18 avril, sur l’esplanade des Invalides.
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Chers amis,
Voici simplement un petit témoignage de ce qui se passe ici à Paris, en ces jours étranges. Le combat où nous sommes n’est pas anodin. Beaucoup de médias caricaturent et ridiculisent. Voici en toute vérité ce que j’ai vécu hier soir.

Hier après-midi, j’ai rejoint comme la veille la Manif pour tous, qui défile de Sèvres-Babylone à l’Assemblée nationale tous les soirs cette semaine entre 19h et 22h, à grand renfort de chants, de sifflets et de casseroles. L’ambiance était joyeuse comme toujours ; beaucoup de jeunes, peut-être les deux tiers du cortège.
Lors de la dispersion aux Invalides, nous avons rejoint avec deux amis une pelouse, un peu plus loin, sur laquelle se tenaient assis des groupes de jeunes, calmes, avec des bougies. J’avais entendu parlé la veille de cette initiative, dite « Les Veilleurs » : 100 ou 200 jeunes étaient restés calmement sur les Invalides, rejoints par Hervé Mariton, Jean-Frédéric Poisson et un autre député. Vers 1h du matin, les CRS les ont sommés de partir. Ceux qui sont restés ont été enlevés de force, poussés dans la bouche de métro ; des bombes lacrymogènes ont été lancées dans la bouche du métro ; 40 jeunes (au hasard, ceux qui étaient les plus proches du bus selon le témoignage d’une amie !) ont été embarqués et emmenés au poste, puis, pour ne pas reproduire une garde à vue contestée, relâchés à 3h du matin à l’autre bout de Paris.

Je ne savais que penser de cette initiative. Ce rassemblement était parfaitement légal et, tant qu’il ne provoquait aucun trouble à l’ordre public, les forces de l’ordre n’ont, selon la loi, aucun droit de le disperser. En même temps, est-ce vraiment utile d’en rajouter, de provoquer des incidents avec les forces de l’ordre ? Après en avoir discuté avec plusieurs amis, j’ai décidé de suivre ceux qui avaient vécu l’expérience la veille.
22h : Nous sommes un peu plus de 800 jeunes, assis par terre dans le calme, sur l’esplanade des Invalides, avec des bougies. Axel, le chef de file du mouvement, explique au porte-voix l’esprit de cette initiative. Il s’agit de résister à ce gouvernement et à ses lois iniques, non par la violence, mais par notre force spirituelle – au sens large, celle qui habite tout homme, ce n’est pas réservé aux croyants. C’est notre vie intérieure, notre paix, notre amour qui constitue la plus grande force de résistance ; à cela le gouvernement ne peut rien opposer. Je connais Axel de vue, il vient à EVEN le lundi soir. Il est d’un calme olympien, il parle d’une voix douce, ni coléreux ni revendicatif ; il sait où il va et tient le cap. Il mène cela avec une jeune fille nommée Alix. Peut-être 25 ans, pas plus.
22h30 : Axel nous parle de la paix intérieure, et nous écoutons des textes (Madeleine Daniélou, Victor Hugo…) sur la France, l’intelligence, l’amour, la liberté… Les CRS sont encore partout sur l’esplanade, où des groupes de manifestants, restés après la dispersion, font du bruit et refusent de partir. Très tôt, les CRS prennent position autour de nous. Axel explique calmement qu’à la deuxième sommation, ceux qui voudront partir partiront ; qu’accomplir demain notre devoir d’état est plus important que de rester ; que ceux qui peuvent rester et résister devront, s’ils aterrissent au poste, demander un avocat commis d’office et un médecin : il sera évidemment compliqué de trouver plusieurs centaines d’avocats et de médecins en même temps ! Nous continuons de rester paisibles ; au bout d’un moment, les CRS nous contournent et partent s’occuper d’autres groupes bruyants et violents.
23h : Ce soir, nous ne resterons que jusqu’à 1h du matin, a encore dit Axel. Ensuite, nous irons tranquillement nous coucher. Arrive un commissaire de police, qui parlemente avec Axel quelques instants. Celui-ci nous informe ensuite au micro : « Ce policier nous demande de nous disperser à minuit et demie, pour que nous puissions prendre les derniers métros. Si nous partons à minuit et demie, nous pouvons rester, nous ne serons inquiétés par aucun policier. Je suis très heureux de ce qu’il se passe, notre paix commence à faire son effet. Nous resterons jusqu’à minuit et demie. » Le policier part.
23h30 : Nous écoutons toujours des paroles et des textes, alternés avec des temps de silence. Ailleurs encore, des pétards, des sirènes… Il est difficile de rester tranquilles, ancrés dans sa « paix intérieure » comme le rappelle Axel, quand les camions de CRS passent et repassent dans tous les sens sur l’esplanade. Des jeunes partent, d’autres se dissipent…Certains, au téléphone, tentent de faire venir leurs amis restés avec des groupes plus violents. Axel garde son calme. Mgr Aillet, évêque de Bayonne, nous rejoint un moment, nous bénit et bénit notre « résistance spirituelle » et notre courage. Xavier Bongibault et un organisateur de la Manif pour tous nous rejoignent aussi. Un garçon récite par cœur un texte de Gramschi sur l’indifférence :

« Je hais les indifférents. (…) Ce qui se passe, le mal qui s’abat sur tous, le bien possible qu’un acte héroïque peut provoquer, tout ça revient moins à l’initiative de quelques personnes qui agissent qu’à l’indifférence, à l’absentéisme de la majorité. Ce qui arrive, arrive non pas parce que certains veulent qu’il arrive, mais parce que la majorité abdique sa volonté, laisse faire, laisse se grouper les nœuds qu’ensuite seule l’épée pourra couper, laisse promulguer les lois qu’ensuite seule la révolte fera abroger, laisse aller au pouvoir les hommes qu’ensuite seul une révolution pourra renverser. La fatalité qui semble dominer l’histoire n’est que l’apparence illusoire de cette indifférence, de cet absentéisme. Des faits mûrissent à l’ombre, juste quelques mains, à l’abri de tout contrôle, tissent la toile de la vie collective, et la masse ignore, car elle ne s’en soucie point. Les destins d’une époque sont manipulés selon des vues étriquées, des buts immédiats, des ambitions et des passions personnelles de petits groupes actifs, et la masse ignore, car elle ne s’en soucie point. »

Axel nous invite encore à examiner pourquoi nous sommes là, ce que nous voulons défendre. Nous voulons montrer notre détermination, de manière pacifique, en s’appuyant sur notre vie intérieure. Nous préférons ce que nous croyons à notre vie, à notre confort. Toujours dans un grand calme, sans exaltation, sans triomphalisme, humblement.

Minuit : Nous voyons brusquement arriver et se ranger juste devant nous dix cars de CRS, ainsi que le bus bien connu qui sert aux arrestations. Le même policier revient parlementer ; son porte-voix ne fonctionne pas, Axel lui prête le sien. « C’est bien, tout s’est bien passé, maintenant vous allez vous disperser et rentrer calmement, si vous ne voulez pas que cela se passe mal. » Axel rappelle, toujours très calmement, qu’on lui avait assuré que nous pouvions rester jusqu’à minuit et demie, et qu’il n’y aurait pas de policiers autour de nous. Il discute un peu avec le commissaire, puis reprend le micro. « Visiblement les ordres ont changé ; nos amis les policiers nous demandent de partir une demie-heure plus tôt. Là il faut que vous m’aidiez, j’ai une décision à prendre. Peut-être vaut-il mieux rester, parce qu’on nous dit minuit et demie, puis minuit, puis 22h, et demain on n’existe plus ; peut-être vaut-il mieux partir, quelques minutes plus tôt, et éviter des incidents avec les forces de l’ordre. » Sur ce, il demande au policier deux minutes de réflexion et, écartant tous ceux qui veulent le conseiller, prend seulement Alix à part. On les voit discuter quelques minutes, rejoints ensuite par deux ou trois autres.

Minuit quinze : Axel et Alix reviennent : « Chacun est libre, mais nous, nous allons rester. Ce quart d’heure qui reste ne changera rien, nous allons seulement montrer que nous sommes libres et déterminés, nous resterons jusqu’à l’heure qu’on nous a dite, dans le silence absolu. Puis, à minuit et demie, nous nous disperserons calmement et nous irons nous coucher. » Approbation muette de la « foule », par les mains.

Minuit vingt : Les CRS sortent des bus, casqués et bouclier en main, et commencent à nous encercler. Nous avons resserré les rangs, rangés en ligne, alternés garçon et fille, nous tenant par les bras, et essayons de rester dans le calme. Axel et Alix restent devant nous, nous exhortent encore à rester ancrés dans notre paix intérieure.
Minuit vingt-cinq : Nous sommes encerclés, ils sont tous proches de nous. Vont-ils nous attaquer pour quelques minutes qui restent encore ? Ils n’avancent plus. Minutes héroïques : des CRS armés face à quelques centaines de jeunes désarmés, assis par terre en silence, qui ne résistent que par la force de leur détermination. Nous sentons que la force est de notre côté, elle est intérieure, elle est dans notre confiance et dans la communauté que nous formons. Certains CRS semblent un peu interloqués ; si on leur avait donné l’ordre de nous attaquer à ce moment-là, je ne sais pas ce qu’ils auraient fait. Il paraît que la veille, l’un d’eux s’est mis à pleurer, en disant : « C’est trop beau ce que vous faites, on nous fait faire du sale boulot ! » Les minutes s’égrènent, une à une ; le moindre cri ou mouvement de panique, et tout peut exploser.
Il reste deux minutes. Quelqu’un entonne « l’espérance », et peu à peu le chant se propage, repris par toutes les voix. Il s’enfle, et devient un chant de victoire. Serrés les uns contre les autres, sans bouger, nous chantons.

Minuit trente : Axel donne le signal du départ. Tous ensemble, chantant toujours, nous nous levons et marchons calmement vers la bouche du métro. Extraordinaire moment : notre paix est victorieuse. Les CRS nous encadrent, ils ne savent pas trop quoi faire de leur force. Des ordres imbéciles fusent, certains empêchent ceux qui veulent partir à vélo ou à pied de passer, d’autres rattrapent avec violence deux filles qui partaient à pied. Certains CRS nous laissent passer, l’un d’eux crie : « Laissez tomber vos boucliers, les gars, il ne va rien se passer. » Ils sont tellement habitués aux rapports de force et à la violence, que notre manière d’agir les dépasse complètement. Ils se croient obligés de pousser ceux qui descendent dans le métro, de repousser ceux qui sont à l’extérieur… S’ils avaient eu confiance en nous, en dix minutes nous nous serions dispersés nous-mêmes dans le calme. Heureusement, pas d’incident grave, et à 1h l’esplanade est déserte.

Expérience faite, je crois que cette initiative est belle, et j’encourage ceux qui le peuvent à la rejoindre. Beaucoup de jeunes, et des moins jeunes, légitimement énervés par le déni et l’injustice dont nous sommes l’objet de la part du pouvoir et des médias, basculent dans la violence. Je crois que la vraie résistance est là, dans la force spirituelle de cette jeunesse de Paris, qui est prête à défendre la vérité, qui ne cède ni à l’indifférence ni à des pulsions de violence, qui fonde sa force sur celle de l’intelligence, celle du cœur, celle de la foi. CE SOIR ENCORE, ET LES JOURS SUIVANTS, DE PLUS EN PLUS NOMBREUX SANS DOUTE, »LES VEILLEURS » SERONT LA, SENTINELLES DE L’AURORE.

Note de Tirésias : Vous pouvez aussi vous reporter a l’article ci-dessous : La Manif Pour Tous entre dans une autre époque, moins hormonale. C’est le temps des saints qui est venu.
http://www.bvoltaire.fr/denischeyrouze/manif-pour-tous-le-temps-des-saints,19729?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=f620cdeef7-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email